mai 21

ETAPES DE LA “LOKAVISION”

Tunik LOVE - Framboise

1-Fabrication de matières (tissus jersey et côtes en différentes épaisseurs et teintées en différentes couleurs) disponibles et totalement financées en Thaïlande, produites selon la charte « ORGANIC  EXCHANGE »qui certifie toute la filière.
2-Proposition à nos clients de modèles simples et faciles à porter, superposables et assortis, à mettre souvent et longtemps, indémodables, bref, DURABLES.
3-Mise en place d’un module de pré-commande à un prix préférentiel avec livraison à un mois maximum(le temps de fabriquer les modèles plébiscités).
4-Fabrication puis distribution des produits pré-commandés en tailles et coloris divers et constitution d’un stock des textiles préférés .
5-Vente des produits stockés (plus cher qu’en pré-commande puisqu’on y ajoute les frais de stockage et le risque d’invendus).
6- Enfin, déstockage des produits aux tailles dépareillées et des fins de séries … à des prix soldés.

avr 30
EQUIMADA: un exemple à suivre
posted by: admin in Bio, Commerce équitable on 04 30th, 2008 | | No Comments »

plantationDe formation agro - industrielle, Monsieur Naïna est un petit producteur d’huiles essentielles malgache détenant un alambic inox de 600 litres. Ses principaux produits sont: la tagète, le ravintsara, l’helichrise, le lantana camara et l’eucalyptus citriodora. Il produit en moyenne 50 à 100 Kg de ces produits par an. Il déplace pour cela son matériels d’extraction en brousse et dans la forêt pour trouver de la masse verte. Ses principaux clients sont les exportateurs locaux comme HOMEOPHARMA et PHAEL-FLOR, mais qui - nous dit-il - achètent ses produits à très bas prix (ce sont tous des “semi-producteurs” qui achètent à très bas prix aux petits producteurs pour compléter leur production, bien qu’ils soient déjà connus sur le marché). En 1996, Naïna a essayé de développer avec des artisans l’exportation de l’huile essentielle en petites bouteilles avec des produits artisanaux en Europe dans le commerce équitable. Il en avait déjà exporté plusieurs lots, mais l’entreprise a échoué après un an, compte tenu d’un grave problème de détournement. Avec un groupement de producteurs dans la région qui détient déjà au total plus de 20 000 litres d’alambic en inox, Monsieur Naïna a un grand projet de culture et d’extraction d’huiles essentielles qui embrasse la dimension sociale et environnementale (reboisement). Dans cette perspective, en septembre 2005, Mr Naïna et l’équipe de Forest People ont imaginé et crée EQUIMADA – La 1ere Coopérative Bio & Equitable de Madagascar.

“A travers ce projet, nous nous sommes donnés comme objectifs prioritaires :

* Valoriser le travail des petits producteurs d’huiles essentielles de Madagascar

* Créer des filières de commerce équitable de haute qualité

* Valoriser les produits de la forêt et la biodiversité malgache (essences endémiques)

* Planter des arbres utiles (régénération de la masse verte locale)

* Favoriser une gestion responsable des ressources forestières

* Redynamiser les économies locales

* Créer des alternatives concrètes à la déforestation.”

Monsieur Naïna est aujourd’hui Président de la Coopérative EQUIMADA.

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avr 16
Max Havelaar dérape sur le coton OGM
posted by: admin in Bio on 04 16th, 2008 | | No Comments »
Un article de l’Humanité (ici dans son contexte original)
Pour développer sa première filière non alimentaire, l’organisation de commerce équitable a signé un accord avec Dagris, le Monsanto français.

En Afrique, le prix de vente du coton, à la baisse depuis dix ans, est inférieur à son prix de revient, pourtant très bas. Plus de 20 millions de personnes vivant de cette culture se retrouvent en situation de grande précarité. Dans ce contexte, l’un des organismes de labellisation privée du commerce équitable en France, Max Havelaar, s’est lancé dans la filière du coton équitable dans l’aimable intention d’aider les petits producteurs du Mali, du Sénégal, du Cameroun et du Burkina Faso. Jusqu’ici, salve d’applaudissements. Jusqu’ici seulement. Car, pour mettre en place cet altruiste projet, Max Havelaar a signé un partenariat avec Dagris. Jadis compagnie française pour le développement des fibres textiles installée par la France dans ses colonies, Dagris constitue aujourd’hui la plus importante société cotonnière française en Afrique de l’Ouest… Qui prône et promeut l’usage d’organismes génétiquement modifiés auprès des producteurs ! Réaliser du commerce équitable, dont l’un des principes refuse l’utilisation d’OGM, tout en s’associant avec une firme qui, loin de préoccuper de l’équité du marché cotonnier et du respect de l’environnement, dope artificiellement la compétitivité du coton africain… Le concept est original mais, espérons-le, voué à l’échec. Le coton transgénique Bollgard II permettrait de lutter contre les parasites et les mauvaises herbes, et donc d’augmenter les rendements. Mais, selon Jean-Didier Zongo, professeur en génétique à l’université de Ouagadougou (Burkina), « contrairement à ce qui était prévu, aucune structure n’a été mise en place par l’État pour assurer la

réglementation, le risque de contamination des cultures « naturelles » est grand, car, en Afrique de l’Ouest, les parcelles sont rapprochées. Mais, surtout, les producteurs vont se retrouver dans une position accentuée de dépendance ». Bref, on ne voit vraiment pas ce que Max Havelaar vient faire dans ce contexte, à moins que l’organisation ait renoncé à faire du commerce équitable.

Ch. C.